D’un radeau

imagiaire pimprenellesD’un radeau,
Je te chante
Les pulsions
Qui me hantent,
Les folies
Qui me bouffent,
L’aporie
Qui m’étouffe.
Je suis un nénuphar
Sur son esquif gracile.
Je t’aime. C’est de l’art.
Et ce n’est pas facile
D’ainsi flotter mollet
Sur l’eau de tes langueurs,
De rosir, guilleret
Au lagon de tes peurs.
Je suis jaune en dedans.
C’est le feu de mon âme.
Un incendie latent
Qui couve, qui se trame.
C’est de flotter, aérien, sur toi,
Objet de mon désir
En silence et de ne pas
Pouvoir crier, pouvoir sortir
La vomissure qui bouille en moi
Comme le foutre hors d’un goret,
Comme le sang hors d’une viande,
Comme le pus hors d’une plaie.
Je veux t’aimer. Je veux te prendre.
Mais je me contente de pétaler, de flotter…
Et, tout doucement, je te chante
Les pulsions
Qui me hantent,
Les folies désaxées, hors propos,
Et surtout, les cuisants et sempiternels retards
D’un radeau
Nénuphar.

.

PAUL LAURENDEAU (pour LAUBER)

L’imagiaire des pimprenelles, ÉLP éditeur, 2013, 3,49 € – 4,59 $.
Pour de plus amples informations, ou pour lire des extraits de cet ouvrage, voir la page qui lui est consacrée sur le site d’ÉLP éditeur.

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