Fleur de marécage

Tout le tragique falot
De l’existence ordinaire,
Roule en cet or liminaire,
Un mystique éveil de flot

Ceint du rythmique sanglot,
Que, dans l’esprit saponaire,
Nul antique antiphonaire,
Ne conte un aboi pâlot.

Clarté que tu connais seule,
Et dont l’azur n’entrevit,
Par un opprobre suivi,
Le panache de l’éteule ;

Aile, Moutier des voieries,
Ceux que l’oubli raille encor,
Obstrueront quelque faulx d’or,
Par un vol de pierreries.

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

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