Eurynomé

De son buste de fer, de ses flancs athlétiques,
S’étoilent de points d’or les mammes d’Athénée,
Et sa fauve prunelle aux Ténèbres arctiques,
En son charme a parfois des secrets d’hyménée.

Du frisson noir de l’aune et des glaçantes Plaies,
Les frimas par sa bouche ont des chants séraphiques,
Et la brutale horreur d’un fracas sur les claies,
Ravive à ses pieds nus des élans mirifiques.

Des hellènes beautés, la grâce des Charites,
À l’hommage écorné sur le bel Étéocle,
Ombrage et ne recueille en d’ineffables rites,
La Thèbes ruinée où s’extase le socle.

Le bûcher flambe au gré de nos escarpements,
Et ta lèvre au glacis d’indécente fiole,
Ne prodigue à l’essaim des volages tourments,
Ce baiser d’or mentant que la vie étiole.

Par la faux d’une étreinte aux lunaires pensées,
Sous le fouet du Despote arrimant son suaire,
S’allume aux reins féconds des intimes croisées,
De mon cosmos éteint le gouffre séculaire !

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

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