Flaming June

De ton pied d’or astral aux sélènes flammèches,
Se déroulent aux ciels de fertiles îlots,
De grands chevaux de pourpre aux véloces galops,
Dont l’ardeur ceint d’éclis tes braisillantes mèches.

Ton orgueil impassible aux carènes sacrées,
Qu’un soupir venant sourdre en ton cœur exhala,
Par l’ulcère ébaudi d’un floral hydrolat,
Se terre en un sommeil d’impudences nacrées.

Et je reste, pétri de stériles douleurs,
À contempler ta grâce en vertiges frôleurs,
Rongé par l’impuissance aux névroses d’eunuque !

Et dès lors, enivré de rythmes séraphiques,
Au chatoiement d’un cil exilé sur ta nuque,
S’accroît l’essor enclin des Sylvaines étiques.

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s