Pandémonium

De ma fauve rancune aux éclis d’or pareille,
S’inocule un jusant de rêves en tasseau,
Que les Djinns égrillards au sursis du berceau,
Étranglaient d’une ardeur syncrétique et vermeille.

Riant au crucifix dont les clous vont criblant
De mes vingt ans passés les chairs érémitiques,
Par l’Érèbe aiguisant des souffles prophétiques,
S’échine à mon pied tors un eunuque tremblant.

Ennoyé dans la paix indubitable et triste,
Au sceptre jaune, éteint, d’une âme symphoniste,
M’enserre l’Existence au mépris glacial.

Et, le soir, embrassant mon exil assassin,
Je ravive et j’étreins le flambeau déloyal,
Aux terrestres ennuis d’un servage malsain !

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

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