Descente de Nyx

Les fantômes frileux de la bise hurlante,
Ont chéri le vantail de sourdes mélopées,
À l’éclair oppresseur, d’incarnates épées
Stigmatisent mon âme en résine croulante.

Quand, rêvant de la Nyx à mon cœur avalante,
Aux barreaux enforcis des blêmes arnapées,
Je m’exerce à l’or faux des escrimes drapées,
Qu’embrasse au fond des nuits ma tombe somnolente,

Des Lampades fuyant l’amour essentiel,
S’éternise au flot lourd un Cor démentiel,
Qu’amasse le Stridor des fauves multitudes.

Et, par les francs appas modulés des Titans,
S’immisce au marbre fier des rauques solitudes,
Un farouche troupeau de noirs Léviathans!

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

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