Le Rite

Cet Apollon rêveur au sépale du Rite,
En un lac ondoyant, constellé d’astres d’or,
Se console aux frimas d’un blond rêve où s’endort
Le lys que la torpeur de sa tristesse irrite.

Des mendieurs d’amours, la séveuse étamine,
Avive au gré des pleurs d’insolences noyées,
Vainement les reflets des mauves éployées,
Que pommade à l’essor une idole famine.

Mais le froid ténébreux de son urne a parfait
Tout l’orgueil assoupi des augustes Riphées,
Et l’idéal aux flots lumineux des nymphées,
Perle au séjour occis d’un nubile méfait.

Et l’oracle invoqué sur le pourpre métal,
Cingle au cap de l’autan ses aurores suivies,
Et l’agreste marasme écumant nos deux vies,
N’irise à point les flancs du solaire cristal!

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

Une réflexion sur “Le Rite”

  1. Ce rite est un mystère, une invite pour le lecteur en quête d’un langage poétique inédit, à un véritable déchiffrement !
    J’admire les qualités puissantes de ce style d’écriture ; toutefois les rimes quelque peu martelées du 3ème quatrain de par leur voisinage phonétique, forment comme une résonance, un renforcement inattendu, et l’effet produit par l’écho me perturbe légèrement.

    Bravo pour cette manière d’élever l’art poétique au-dessus des masses. Amicalement.

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