La meurtrissure interne

J’ai longtemps côtoyé dans les ennuis morbides,
Ce silence enivrant mon âme solitaire,
Reflétant d’un chaos mystique et délétère,
L’angoisseuse action de mes douleurs avides.

Tel un fardeau stagnant plein d’un sommeil austère,
L’Espérance décroît comme les jours livides,
Ombrageant l’étincelle en des soleils arides,
Et ma vigueur suffoque et tristement s’enterre !

Monde sourd, demeurant, charnier morne et sans fond,
D’où se busque la faulx des misères hurlantes,
Je ravive au centuple mes fièvres croulantes,

Car je verrai toujours, à l’abîme profond,
Les bûchers d’intérêts, les amours s’élimer,
En me disant: « mortel, j’ai fait semblant d’aimer » !

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

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