Arrhe de torture

Je suis le séculaire escarpe de chairs nues,
Dont les flancs souverains, sur des carènes d’or,
Épousent de l’autan l’implacable stridor,
Au claustral univers des conques inconnues.

Par le noir océan de vaisseaux démâtés,
Quelque Maelström épais, de ses lèvres ténues,
Incurve un lent naufrage aux ulcères bâtés
Des funèbres Casquets ceints d’accablantes nues.

Tu n’as su recueillir au pied du sémaphore,
Ce cœur de part en part cerclé d’un spirophore,
À l’éclair indécis des buveurs désolés.

Tout s’échancre aux yeux noirs des fourbes attirances,
Et mon solaire exil de pleurs étiolés,
S’ombrage au grand écueil des glauques fulgurances!

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s