Tristesse d’automne

Loin du sanglot givré parmi les noirs raisins,
D’où se pâme l’amont subreptice des glèbes,
L’ascétique trépas venant sourdre aux Érèbes,
S’attise au roide écueil des monts norvégiens.

Tels des songes d’airain plâtrés d’un sinapisme,
En fauves courtisans des intimes rancœurs,
Nos chimères fleurant les saints grandiloqueurs,
Entonnent le répons de leur vierge altruisme.

Tu te plais à nous voir débauchés, convulsifs,
Bavant la foi suprême avec des yeux pensifs,
En un rythme assourdi d’éphèbe réprouvé.

Perfides et badins, ô lutteuses gabarres,
Plein d’un âge véreux par l’ornière couvé,
Notre ennui ceint la plèbe en des gorges barbares!

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

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