Le guignon d’or

Dans le déclin sordide aux charnières couvées,
Tremblent confusément les étreintes communes,
Qu’aiguisent aux frimas des lèvres éprouvées,
D’orgastiques chaleurs cuivrant mes boucles brunes.

Par le vice ébréché de l’un à l’autre bout
De leur temple flétri n’affectant la galère,
En de grands blocs verdis par les soirs de Sabou,
Les convoite au guignon leur désastre polaire.

Ces voyageurs lestés, perdus au delta noir,
Que fend l’imputrescible et croulante résine,
Expient de leurs poumons l’écarlate lésine,

Et se prosternent, quand au creux de leur mouchoir,
L’Angoisse atrabilaire en masse les raillant,
S’exsude en bataillons par le déni saillant!

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

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