Bellum

La Plèbe sulfureuse, opulente et bachique,
Ceinte d’éclair vorace et de royaux serments,
Connus des noirs Bouchers du chaos synarchique,
Brandit les glaives sûrs de ses divins tourments.

Nos rêves sont brisés ! et notre amour de chique,
Le long de son mouroir va toujours s’écriant
Aux lueurs que le sang jette au ciel anarchique :
– Ô Fourche inexorable au pouls du mécréant !

De la fosse égrillarde au vacarme du cor,
Ce cortège nous a rendu, d’un faux accord,
Les émanations des splendeurs anciennes.

Car, de ces monstres craints, à demi déguisés,
Vers l’ardent clair-obscur dont les douleurs sont miennes,
S’éveille un ennemi dans chacun des baisers !

 

THOMAS FALLET

Poème inédit

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s