Danger

Imagiaire eaux-pierresLa féodalité
Était l’univers
Du danger.
Elle en était
Toute balafrée
Des sourcils
À la plante des pieds.
C’est qu’il fallait
Guetter beaucoup
Et, bien souvent,
Prendre ses jambes à son cou,
Sous les grands arbres
Des forêts.
Ce n’étaient pas
Des temps parfaits.
À Chevré, y a une motte qui veut bien l’admettre
En laissant subtilement se deviner
La tour venue discrètement s’y mettre.
Bon, le guet s’en est allé,
Hein, attendu que les temps ont changé,
Que les dangers
Se sont recentrés.
Pour nous, tout ça, c’est du fantomatique
Du mystérieux, du problématique.
Mais pour les manants
Du temps
Il y avait pas à gamberger.
C’était la tour, c’était la motte, c’était le baron.
Il n’y avait rien à attendre là de bon.
La féodalité
Était l’univers du danger.
Elle en était radicalement définie.
Même si tout ça, aux jours d’aujourd’hui.
Ça s’est passablement racorni.
Les dangers contemporains… bien…
J’ai pas besoin de vous faire un dessin…
Ils ne sont plus dans de lointaines tours
Mais tout partout, aux alentours.

.

PAUL LAURENDEAU (pour LAUBER)

L’imagiaire des eaux et des pierres, ÉLP éditeur, 2015, 3,49 € – 4,59 $.
Pour de plus amples informations, ou pour lire des extraits de cet ouvrage, voir la page qui lui est consacrée sur le site d’ÉLP éditeur.

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