Le soleil moribond

Quand le soleil aux pans des lépreuses masures,
Perce à l’éclat saillant d’un languide hallali,
Ses figements nimbés n’ont pour l’homme avili,
Qu’un rêve souffreteux d’antiques embrasures.

C’est en son sein rougi sertir la vile errance,
Aux feux diamantés de féeriques couchants,
Où la trêve à l’instar des illustres Vauchamps,
Foule aux pieds clabaudeurs un layon d’ignorance.

Ce Dieu d’explosions, parmi les vains ombrages,
Retire en mon larmier de célestes ancrages,
Où ne perle à l’éther qu’étoile de chanfrein.

De sa fauve Circé s’irise l’âpre naine,
Et l’abandon s’enfièvre à la fémorale aine,
D’un célèbre cantique avec de noir refrain.

THOMAS FALLET

Poème inédit

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