Ténèbres d’or

Aux hasards dégradants de la femme idolâtre,
Et par le chant lacté d’une austère habitude,
Las des blêmes sermons, des armures d’albâtre,
Un Chœur de vœux ignés borde ma lassitude.

Tout ne clame en ton sein que soupir et trépas,
D’où la blondeur se mire au marbre archangélique,
Et par le rut informe en d’augustes rachats,
S’écaille aux yeux l’ardeur d’une instance idyllique.

Svelte Anadyomène aux guivres d’or ailées,
Aux âges morts, contrits, des idoles foulées,
Dont la suprême altesse à ta coupe s’incline :

Par le fiel adipeux des intimes ciboires,
Je sens de part en part dans ma chair orpheline,
S’enfoncer les clous bruns des lunaires déboires.

THOMAS FALLET

Poème inédit

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