Gargantua

Imagiaire eaux-pierresOyez la cantate rabelaisienne
D’une résurgence vauclusienne,
D’une vraie « fausse source » pour tout dire.
Ne vous gênez pas pour en rire
Pour ce que rire est le propre de l’homme.
Gargantua, géant pas comme
Les autres, vint par là autrefois.
Il était rond comme une barrique.
Il ricanait comme une bourrique
Car il venait de festoyer
Avec Micromégas, autre géant attesté,
L’intellectuel de Sirius, si savant, si subtil,
Lui, aussi plein comme un baril.
La conversation fut encyclopédique,
Captivante, prenante, cataclysmique.
Tellement que Micromégas et Gargantua
Finirent par se tomber dans les bras.
Leurs ébats,
Par devant et par derrière,
Les exalta et firent trembler la terre.
Puis Gargantua fut pris d’une de ces envies de pisser.
Cela marqua une pause entre les deux entités.
Garga quitta Micro, au si tendre regard.
Et, prenant la Franche-Comté pour un vaste urinoir,
Il pissa durablement la source du Lison,
Tout en se fredonnant de paillardes chansons.
Telle est donc la cantate rabelaisienne.
D’une résurgence vauclusienne.
Et… dans le coin, cette bague drolatique,
C’est surtout pas un bateau pneumatique.
Non, non, bande de soiffards, ne vous y trompez pas:
C’est là le gai condom de Gargantua.

.

PAUL LAURENDEAU (pour LAUBER)

L’imagiaire des eaux et des pierres, ÉLP éditeur, 2015, 3,49 € – 4,59 $.
Pour de plus amples informations, ou pour lire des extraits de cet ouvrage, voir la page qui lui est consacrée sur le site d’ÉLP éditeur.

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