Et finir avec la soif d’une haleine de calice

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MAGRITTE :
Un verre d’eau claire
Sur un pébroque ouvert
La pointe en l’air :
C’est un calice sur un ciboère
Câliboère !
« Le sacre, le juron, serait-ce donc de l’art ?
— Évidemment ! Du reste on parle bien d’art sacré ! »
Or, l’art sacré englobe tout.
Tout, cela veut dire : tout de tout.
Et débrouille-toi à représenter tout ça !
Raison pour laquelle,
Selon Hegel,
La fleur réfutant le bouton,
Le fruit réfutant la fleur,
Tout système en réfutant un autre,
Comment alors nommer cette chose
Qui éclôt,
Qui s’ouvre,
Qui tombe enceinte,
Qui se fane ?
Qui devient fruit ?

BERGER :
Nous répondrons souverainement,
Et avec un culot servi à pleins tonneaux,
Que puisque sans papillon il n’y a point de plante,
Et donc pas de boutons, pas de fleurs, pas de fruits,
Et donc pas de plante,
Et donc pas de boutons,
Et donc pas de fleurs,
Et donc pas de fruits,
« L’absente de tous bouquets »
N’existant que par grâce papillonienne,
C’est de lui qu’elle doit tirer son nom :
“Buvette à papillons.”
L’artiste d’art sacré, lui, agira autrement.
Pas emmerdé une seconde par les successions
Des zinzins qu’il faut nommer,
Il appellera par exemple “Christ”
Le tout
D’une série
De figures
Assemblées sur un vitrail :
Lisant enfant au temple,
Se faisant lécher par une vache au fond d’une crèche,
Se faisant nettoyer les pieds par des cheveux,
En discussion avec un prêtre ventru bagousé,
Papotant au puits avec une femme,
Fouetté par des flics facétieux,
Présidant un banquet triste,
Marchant sur un lac poissonneux,
Clouté à une croix,
Miraculant ici et là,
Planqué dans un tombeau,
En fantôme au milieu de ses disciples
Haranguant les foules sur un coteau,
Et cætera
Et cætera
Et cætera…
Mais Magritte ricanera
Car l’artiste a oublié
Que chez les humains en général,
Une chose n’existe
Que par ce que l’on dit
D’elle,
Nom d’un bagel.
Or l’artiste n’a rien dit
Ni du chemin de Damas,
Ni du concile de Nicée,
Ni de la donation de Constantin,
Ni du concours des deux Simon,
Ni des sept dormeurs d’Éphèse,
Ni du gros fatras d’Eusèbe,
Ni des taquineries de Torquemada,
Ni des fumisteries de Saint-Jérôme,
Ni des hurlements du Chrysostome,
Ni de ceux du pauvre Monsieur Servet
Qui fut servi fumé noir, à Genève,
Sur un beau lit de bois bien vert…
Ni ni ni ni ni…
Ce travail n’est pas fini !
Alors c’est quoi le Christ ?
C’est quoi la fleur ?
C’est quoi une chose qui vit ?
Un papillon sur un calice,
Un mot sur une chose,
Une chose sur le temps,
Le temps sur toute chose :
Tout, dans notre monde spéculatif
Ne se tient, en définitive,
Qu’à la façon des fakirs :
En équilibre sur la pointe du voisin d’en-dessous.
Et cette pile n’a aucun nom possible.
Elle ne peut être représentée
Que par métaphore,
Sous la forme d’une brochette :
Un fruit sur une fleur sur un bouton,
Un verre d’eau piqué sur un parapluie,
Un papillon sur des étamines.
Et maintenant, un peu de méditation.

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ALLAN ERWAN BERGER

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Éphémère lien nous eux

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LES FILLES FEUILLES :
Éphémère lien nous eux,
Une cannetille
Nous cambre à la séguédille,
Redoublons nos jeux.
Dans la taille du bouquet,
Ceinture en tortille,
Sire Punaise boitille,
Serre le paquet.

SIRE PUNAISE :
Échalas de bois dressé,
Petite broutille ;
Ronds de feuilles en bastille,
Et raphia tressé.
Belles tiges en fagot
Dont l’odeur pétille,
Ne sont point de pacotille ;
J’en fais mon magot.

LES TIGES EN FAGOT :
Des bourdons filent dans l’air,
Le soleil scintille,
Sire Punaise frétille,
Mené par son flair.
Éphémère lien nous eux,
Sous brise gentille,
Filles feuilles en flottille
Font un bruit joyeux.

Et l’on recommence la ronde au début.

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ALLAN ERWAN BERGER

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Soleil d’abeille (Nature vivante sur écran)

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Du soleil et du ciel, des nuages et de la prairie,
Du chaud, de l’eau, de la lumière et du bel air…
Et puis un carrousel de joie qui relie
Tout ce qui vit à tout ce qui vit.
Partout l’on entend « Oui. »
Soleil d’abeille
Nature
Api
Culture.

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ALLAN ERWAN BERGER

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Entre deux ombres

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Aux effrois repliés du grand freux
Plongeant aux tempêtes de l’été
S’entrelace un long cri sulfureux
Transpercé de râles écrêtés
C’est la mort qui passe au fond du pré
Puis un éclair crève un long nuage
Et la pluie croule sur les hêtres
Vient le soleil qui chasse l’orage
Sous de chaudes buées champêtres
Et la vie chante aux petits êtres

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ALLAN ERWAN BERGER

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Vieille comme ces veines à voir

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Le temps long zèbre le vieux paysage
De mon existence
En y creusant des sillons de faiblesse.
Il est si loin le jour de ma jeunesse ;
Dans le grand silence
De ce soir j’ai perdu tout mon courage.
Je me ride.
Je me sens vieille comme ces veines à voir
Sur le dessin frais de la feuille où je repose :
Au jeu cru des profondes nervures s’expose,
Jour après jour, de plus en plus net, le sceau noir.
Tout souvenir me semble être un mirage
Que noie la stridence
D’un présent que nul demain ne caresse.
Et cette affreuse étrangeté me blesse ;
Une indifférence
De tout à mon égard y fait présage.
Je me vide.
Je me sens vieille comme ces veines à voir
Sur mes ailes, que le vent malveillant fissure :
Elles ont enduré la lente ternissure
Du temps qui peu à peu m’arrache à tout espoir.
Et je sens le gouffre…

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ALLAN ERWAN BERGER

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La solitude d’une meneuse de claque

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« Avec ces deux pompons roses qu’il agite,
Ce bourdon, il me figure » pensa-t-elle.
Puis elle songea : « On a le même cul. »
Les deux pompons gigotent, le cul orange se trémousse.
On ne voit que ça.
Un grand silence creuse alors son vide au-tour de la jeune fille qui, dans ce terrible ins-tant tout blanc de la révélation, s’imagine au stade, hier, menant la danse, et s’y regarde depuis la pelouse : « On ne voit que ça de moi ! »

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ALLAN ERWAN BERGER

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Halloween à la garderie d’un régime totalitaire

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Le despote :

Citrouilles, masques, tambours et boucliers.
Parade, pas, cadence et musicaille
Tonnerre, galère, soldats et chevaliers.
Pétards, fusils, rafales et mitrailles !

Les enfants :

C’est en toute fraternité
Que ces punaises dans leurs troncs,
À l’abri des contrefaçons,
Vivent la familiarité.

Le despote :

Parade, pas, cadence et musicaille
Roulante, courante, pinards et vivandiers.
Pétards, fusils, rafales et mitrailles
Armures, cochons, casques et baudriers !

Les enfants :

Pour maintenir l’égalité
Entre les membres de leur clan,
Ils n’acceptent aucun tyran ;
Parité dans la parenté.

Le despote :

Roulante, courante, pinards et vivandiers.
Épieux, semonces, décrets et boustifaille.
Armures, cochons, casques et baudriers.
Miroirs, foutoir, baudets et valetaille !

Les enfants :

Non, le prix de leur liberté,
De leurs joies et de leurs amours,
À la balance des vautours
Ne sera jamais mesuré.

Le despote :

Épieux, semonces, décrets et boustifaille.
Charrois, abois, ordres et puisatiers.
Miroirs, foutoir, baudets et valetaille.
Travail, danger, patrie et grands chantiers !

Les enfants :

Ils n’en n’ont vraiment rien à faire
Des faux détails, des minuties,
Mirages sur les arguties ;
Leurs voies sont franches comme l’air.

Le despote :

Charrois, abois, ordres et puisatiers.
Ennemis, espions, canons et futaille.
Travail, danger, patrie et grands chantiers.
Gloire, fumier, vacarme et passacaille !

Les enfants :

Nous ne commettrons point l’impair
De croire qui nous injurie.
Se soumettre à votre folie,
C’est s’offrir au jet de l’éclair.

Le despote :

Ennemis, espions, canons et futaille.
Chasseurs, lardons, tombeaux et policiers.
Gloire, fumier, vacarme et passacaille.
Citrouilles, masques, tambours et boucliers !

Les enfants :

Non, les gendarmes n’ont que faire
De toute la ferblanterie
Dont notre école est tant pétrie
Par votre soin réactionnaire.
Puisqu’aujourd’hui c’est Halloween,
Vous souffrirez que nous chantions
Les vertus de ces beaux champions
Peinturlurés de foi sanguine.
Affreux bigot rudimentaire,
Nous savons bien que nous fêtons
Halloween à la garderie
D’un régime totalitaire !
Halloween à la garderie
D’un régime totalitaire !

 

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ALLAN ERWAN BERGER

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Le gorille curieux et le canard imprimé

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La scène se passe dans un fourré. Les hasards du sort ont jeté là-dessous un gorille en fuite, venu croquer des fruits des bois pour soulager sa faim grandissante, ainsi qu’un journal de la veille replié en forme de canard, petit origami pléonaste imprimé d’inepties, porte-voix insensible et faussement neutre de toutes les malveillances du canton. Haut perchées dans les frondaisons, deux punaises observent la rencontre et forment le chœur pour cette rencontre tragique, en vraies petites Érynies.

 

Le gorille

Toute la ville est en pétard
Depuis qu’un répugnant mouchard
A rapporté, le salopard,
Mon évasion dans un canard.
Je vacille…
J’en avais marre de mon placard !
Je voudrais  tant voir Zanzibar,
Et puis un jour, via Malabar,
Finir ma vie à Nicobar !
J’en frétille…

Le canard

Insinueuse torpille,
Je suis l’efficace anguille
Qui d’un crime fait vétille,
Et d’un rien, que je maquille,
Un coup vachard…
Quand un pauvre gars resquille,
Tel ce benêt de gorille
Qui veut que sa vie pétille,
Tout son bel honneur je pille.
Je suis canard…

Première petite Érynie

Ce fier gorille fut trop souvent la victime
Sans défense d’un voyeurisme inassouvi.
Hors-la-loi, maintenant le voici poursuivi :
Fuir l’esclavage est tenu partout pour un crime.

Seconde petite Érynie

Il empoigne son destin, il veut rire au loin,
Refusant de subir une vie torturée ;
Mais son espérance vient d’être raturée
Par le canard du coin, le canard du coin-coin.

Première petite Érynie

Certes, pour faire mal on peut toujours compter
Sur l’anatide valet, le muet témoin,
Aveugle aux vices, mais aux larcins justicier ;
Sur ce plat follicule qui fait tout un foin
D’un pauvre quidam qui veut s’émanciper.
C’est le canard du coin, le canard du coin-coin.

À ce moment, le grand singe, que la fringale tenaille, avise au-dessus de sa tête les jolies baies rouges nichées dans les feuilles. Alors il se redresse, il s’étire, il s’avance un peu, il tend la main, il avance encore un petit peu… et dérape sur le canard imprimé. Celui-ci, imbibé de rosée, se froisse et se déchire. Les encres se brouillent. Ses phrases deviennent aussi imprécises que les conclusions d’une enquête pour détournement de fonds publics.

Le gorille

Ah, zutre !

Le canard

Ah, brute !

Le gorille

Pardon monsieur…

Le canard

s’avisant du gorille

Le gorille !

Le gorille

découvrant le canard

Le canard !

Le canard

qui se met à brailler malgré l’encre brouillée

Mon dieu ! Alerte, alarme ! Alarme alerte !
À larme amère mare maillard lare à l’air !

L’opinion publique

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Le canard

Le lorillego pille les laiebuches dans les bavuissavons !

L’opinion publique

Mais encore ?

Le canard

survolté

Cavettave favichavue lestiolebic bavouffave tous les fravuits ravougaves de la cavonfavitavurave ! Gavarave avau lavoravillavegué !

L’opinion publique

exaltée

Gavarave avau lavoravillavegué !

Le canard et l’opinion publique

Gavarave au lavoravillavegué !
Lavaravelou avau lavoravillaveguélou !

Pris de panique, le gorille s’enfuit en bondissant à travers une haie de cactus. Le canard essaie de battre des pages pour le pousuivre et sème un peu partout des brins de cellulose humide enjavanée d’une encre folle. Dans la ville, l’opinion publique tourne en rond en criant au lavolavillou, au favou, au loup, au fou.

Première petite Érynie

C’est dommage. Il avait tendu sa jolie main. Il m’avait presque effleurée. J’en perdis mes alexandrins.

Seconde petite Érynie

Souvent, ma sœur, les aventuriers de son espèce nous font cet effet-là. Ils nous attendrissent, ces grands fous.

Première petite Érynie

Il est parti et nous n’avons rien pu faire. Je me demande, ma sœur, si nous servons encore à quelque chose. Plus personne ne croit en la justice, à part ici et là quelque gorille en cavale. Regarde-nous. Lorsque nous étions infernales, nous avions droit à tous les honneurs. Mais, aujourd’hui qu’on nous a fait bienveillantes…

Seconde petite Érynie

On ne nous traite pas mieux que des punaises.

l’opinion publique

Gavage de zorilles au gué ! J’aime !

 

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ALLAN ERWAN BERGER

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Le faux fruit interdit

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Immobile au milieu d’un nuage de fleurs,
Une petite boule rouge bien calée
Entre trois tiges, offre à son âme étoilée
Le repos, bien au chaud dans les bras du bon-heur.
Cette boule c’est moi, Berger.
Je me rêve coccinelle.
Je m’enfonce au sein du verger
De ma souille originelle.
Honte à moi ! J’anthropomorphise !
Faux fruit ! Faut pas ! Sens interdit !
Malheur ! Je me ridiculise !
Faux pas ! Faut fuir ! C’est interdit !
Mais…
Mais mais mais mais mais mais mais mais…
Mais : lorsque je décide, moi,
Seul souverain sur mes devoirs,
De remodeler toute loi
Au confort de mon gai savoir…
Je les envoie se faire foutre au Diable, oui,
Les saintes Nitouche conventions hygiéni-ques,
Les dégoûts des hauts aèdes philosophiques !
Appollon est chaos ! Dyonisos est réjoui !
Et puis d’abord, hein, qui vous dit
Que Berger anthropomorphise ?
Voici un faux fruit interdit,
Car Berger se coccinellise !

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ALLAN ERWAN BERGER

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De nature borgne et pointilleuse

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Eh hop ! Encore une punaise… Celle-ci est un juvénile de la traditionnelle punaise Nezara viridula (Linnæus, 1758 : Cimex viridulus), dite “Punaise verte”, qu’on ne doit surtout pas confondre avec la Palomena prasina (Linnæus, 1761 : Cimex prasinus), dite “Punaise verte” elle aussi. Une différence toutefois : les juvéniles de prasina sont entièrement verts, tandis que ceux de viridula non : ils varient du vermillon bébé à l’émeraude adulte en passant par cet habillage noir à points blancs qui signe l’enfance et l’adolescence. Donc : ceci n’est pas une coccinelle, nom d’une pipe.

Fabricius, dans sa Systema entomologiæ de 1775, redécouvre la bêbête et lui donne le nom de Cimex smaragdulus. Mais comme Linné avait décrit l’animal avant lui, smaragdulus devient “junior synonymon” de viridula, qui conserve donc l’antériorité, et par conséquent désignera l’espèce jusqu’à la fin des temps, poil aux ortolans.

Ce n’est pas tout. Comme viridula varie de couleur selon l’âge et la saison, Fabricius la redécouvrira deux autres fois : Cimex torquatus en 1775, et Cimex spirans en 1798. De son côté, de Villers, en 1789, invente Cimex variabilis : il est le premier, semble-t-il, à se rendre compte qu’il s’agit d’une seule et même espèce. À l’opposé, Wolff ne se rend compte de rien sinon que la punaise verte est décidément très verte : Cimex viridissimus (1801). En chemin nous trouvons aussi un Cimex transversus dû au célèbre Thunberg (1783).

Enfin vinrent Reiche & Fairmaire qui, en 1848, donnèrent le binomen Nezara approximata à cette pauvre punaise. Nous remarquons à cette occasion que le nom de genre a été modifié. On laisse tomber Cimex au profit de Nezara Amyot & Serville (cf. Histoire naturelle des insectes Hémiptères, Roret, Paris, 1843). Pourquoi ?

Parce qu’on ne pouvait décemment mettre dans le même sac les punaises des bois et des fourrés avec les punaises des lits et des matelas. Les unes puent parfois, sont grosses et colorées, les autres piquent toujours et prennent la couleur du sang caillé. Or, Linné, en décrivant (il a dû commencer par elle, puisqu’il l’avait sous la main – ou sous la fesse) la punaise de lit, lui donna comme nom de genre le mot Cimex, qui signifie tout bêtement “punaise” en latin : «Ah, cette punaise de Pantiius!» (Horace). Linné: « Eheu ! Iste Cimex lectularius!» et voilà.

La taxonomie est pointilleuse; il lui faut toujours aller au plus valide, selon des lois inflexibles. Mais souvent les taxonomistes sont à moitié aveugles: à ne jamais lire proprement ce qu’ont fait leurs prédécesseurs, ils refont le travail deux, trois, dix fois les uns derrière les autres, tous happés par la passion de décrire, et handicapés par l’angle mort de leur vision tournée presque exclusivement vers l’avant. Voilà pourquoi l’on peut dire que la taxonomie progresse d’une manière borgne. Elle est donc de nature borgne et pointilleuse. L’entomologiste: «Les ani-maux changent, les livres sont rares, il fait sombre dans le cabinet, le libraire trépigne et je n’ai toujours pas fini les planches. Ah, pourquoi n’ai-je pas plutôt collectionné les médailles?»

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ALLAN ERWAN BERGER

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